Photo de couverture par Honey Yanibel Minaya Cruz sur Unsplash
Les conflits d’intérêts en milieu universitaire sont souvent réduits à des enjeux financiers — une simplification trompeuse.
J’ai eu le plaisir de traduire et de réviser un ouvrage collectif sur ce sujet. Ce travail m’a plongé dans une réalité beaucoup plus nuancée que ce que l’on imagine habituellement.
Dans la pratique, les situations les plus délicates se jouent souvent ailleurs : dans les relations entre professeurs et étudiants, dans les processus d’évaluation, ou encore dans les pressions institutionnelles.
Ces situations prennent plusieurs formes, souvent invisibles au premier regard.
Dans le milieu universitaire, ces formes de conflits sont souvent entremêlées.
Ce livre propose d’élargir notre regard sur ces situations, à partir de plus d’une décennie de recherche. Il ne se contente pas de décrire les problèmes : il offre aussi des exemples concrets et des outils pour mieux les comprendre et mieux les gérer.
Ce que je retiens surtout, c’est que les conflits d’intérêts ne sont pas toujours évitables. Mais ils peuvent être reconnus, discutés et encadrés avec rigueur.
Je viens de terminer une recherche avec un groupe d’experts visant à réaliser des capsules documentaires traitant de divers enjeux qui concernent l’utilisation du microbiome humain en criminalistique. Le site web ainsi que les vidéos viennent d’être mis en ligne à l’adresse : https://quandlesbacteriesfontlaloi.ca/
On dit souvent que le monde est fou. Une boutade, évidemment, mais pourrait-il l’être véritablement fou? Nos sociétés, nos pays comme les entreprises ou encore les individus sont susceptibles d’être traversés par des pathologies contagieuses. Pour répondre à cette question, j’ai eu envie de me tourner vers Ariane Bilheran, qui est diplômée de l’École normale supérieure, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, elle a enseigné à l’Université Aix-Marseille, donnait des conférences au Québec, entre autres à l’Université de Montréal, s’est beaucoup intéressé aux mécaniques du harcèlement aussi dans son travail. Elle nous parle de chez elle, en Colombie. Bonjour Ariane Bilheran.
Malgré le fait que le proche aidant soit un rôle vieux comme le monde, ce travail soulève aujourd’hui de nombreux questionnements éthiques. Par exemple :
Est-il réellement possible de choisir librement et de manière éclairée le rôle de proche aidant?
Peut-on décider librement de ne pas ou de ne plus endosser ce rôle?
Cet événement sous forme de panel permet de comprendre comment ce contexte peut favoriser la maltraitance envers les personnes proches aidantes. Cette maltraitance peut prendre diverses formes : psychologique, financière, physique, sexuelle et même institutionnelle. Ayant comme obligation de fournir des soins, des services ou de l’accompagnement à des personnes en situation d’extrême vulnérabilité, les proches aidants se retrouvent parfois eux-mêmes en situation d’impuissance.
Cette soirée était animée par Any Brouillette, conseillère en éthique au CIUSSS du Centre-sud-de-l’île-de-Montréal.
Première conférencière : Mélanie Perroux, coordonnatrice du Regroupement des Aidants Naturels du Québec (RANQ) qui représente plus de 20 000 proches aidants à travers le Québec.
Seconde conférencière : Anne Plante, infirmière consultante et formatrice en oncologie et soins palliatifs selon une approche centrée sur le patient et les proches.
J’ai organisé une journée de conférences en éthique de la rechercher au CEGEP de Terrebonne le 24 octobre dernier. Cette journée fut un véritable succès. Voici deux vidéos que j’ai captées et montées.
Les cadres juridiques
« Initiation à l’éthique de la recherche avec des êtres humains dans le milieu collégial » Le Cégep régional de Lanaudière a tenu une journée de formation sur l’éthique de la recherche avec des êtres humains, le jeudi 24 octobre dernier, au Cégep à Terrebonne. L’activité a réuni plus de 50 chercheurs, professionnels et administrateurs en provenance d’une vingtaine d’établissements collégiaux.
L’objectif de cette formation était, d’une part, de former les participants sur l’éthique de la recherche avec des êtres humains et, d’autre part, de les sensibiliser sur la conduite responsable de la recherche. « Les présentations et les échanges ont permis de familiariser les chercheurs avec les lignes directrices, les principes et les obligations en matière de recherche, de leur présenter les changements dans les bonnes pratiques et la réglementation en éthique de la recherche et d’initier les professionnels et les administrateurs, qui les entourent, aux grands principes de la recherche », mentionne Dominic Leblanc, conseiller en recherche et développement institutionnel au Cégep régional de Lanaudière et initiateur de l’activité de formation.
La formation, organisée en collaboration avec le docteur Charles Marsan, éditeur de la revue canadienne de bioéthique et secrétaire de l’Association québécoise en éthique clinique, comportait trois volets présentés par des conférenciers spécialisés en éthique de la recherche :
1. Les grands principes de l’éthique de la recherche avec les êtres humains
Jean-Marie Therrien, docteur en philosophie et chargé de cours à la Faculté de médecine et à l’École de santé publique de l’Université de Montréal
2. Conflits d’intérêts, conduite responsable et intégrité
Bryn Williams-Jones, docteur en philosophie et directeur des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal
3. Cadres juridiques, normes et règlements en recherche au Québec
Michel T. Giroux, avocat, docteur en philosophie et directeur de l’Institut de consultation et de recherche en éthique et en droit.
Source : Lyne Baillargeon Conseillère en communication Cégep régional de Lanaudière 450 470-0911, poste 7242
lyne.baillargeon@cegep-lanaudiere.qc.ca
Information : Dominic Leblanc Conseiller en recherche et développement institutionnel Cégep régional de Lanaudière 450 470-0911, poste 7221
dominic.leblanc@cegep-lanaudiere.qc.ca
Conflits d’intérêts, conduite responsable et intégrité
Bryn Williams-Jones, docteur en philosophie et directeur des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal
Résumé : La santé publique est née en France au XVIIIe siècle, dans le monde des Lumières (philosophiques et médicales) et dans la crainte de la dépopulation. C’est le premier hygiénisme, un hygiénisme plutôt bienveillant et humaniste.
Une seconde vague s’est développée avec les découvertes pastoriennes d’un monde invisible capable de contaminer l’ensemble de la société et de provoquer sa mort et sa « dégénérescence ».
La médecine prend alors résolument la tête de ce second hygiénisme à but prophylactique et politique : le virus révolutionnaire paraît aussi dangereux que le bacille de Koch ou du choléra.
Une troisième politique de santé publique est enclenchée après la désastreuse seconde guerre mondiale qui manifeste une peur du risque grandissante. La législation (sécurité routière, lutte contre les maladies sociales, c’est-à-dire comportementales) intensifie et justifie les campagnes de « prévention des risques » (alcoolisme, tabagisme, drogues, sida). Le XXIe siècle débutant entretient la peur et la répression de toutes les toxicomanies.
Cette vidéo a été captée le lundi 3 avril 2017 dans la Salle A1715 du Pavillon Hubert-Aquin de l’Université du Québec à Montréal.
La bienveillance maltraitante – comment les soignants deviennent parfois des bourreaux
Vidéo captée jeudi 13 avril 2017 à l’IRSPUM – Université de Montréal
Résumé :
Il pourrait sembler paradoxal qu’un médecin fasse du mal ; c’est pourtant fréquent, surtout lorsque le professionnel est investi de ce que le psychiatre Michael Balint a nommé « le sentiment apostolique » de sa fonction. Dans cette présentation, je m’efforcerai de montrer que la maltraitance n’est pas étrangère au métier de médecin, qu’elle est même incluse dans sa formation et que l’enfer des patients est pavé des bonnes intentions des médecins.
Vous pouvez consulter ou télécharger son diaporama PowerPoint en cliquant sur le lien suivant.
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